Depuis des années, la Coalition pour la défense des droits humains vivant dans les camps de réfugiés (CDH/VICAR) s’engage activement à documenter et à dénoncer les violations des droits humains, devenues hélas monnaie courante, subies par des populations vulnérables dans les camps de Nyarugusu et de Nduta, en Tanzanie.
Les démolitions forcées des maisons des réfugiés burundais dans ces camps, menées par le gouvernement tanzanien, plongent des milliers de familles dans une situation de détresse extrême. Elles les privent non seulement d’un logement essentiel, mais aussi de leur sécurité et de leur dignité. Les femmes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les plus durement touchés par ces actes inhumains et injustes.
Selon les données du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), environ 140 000 réfugiés burundais résident actuellement en Tanzanie, principalement dans les camps de Nyarugusu et de Nduta. Parmi eux figurent d’anciens militaires, des opposants politiques et des défenseurs des droits humains, qui ont fui des conflits, des persécutions et de graves menaces dans leur pays d’origine. Pour la plupart d’entre eux, un retour au Burundi n’est ni sûr ni envisageable. Les risques pour leur vie, leur liberté et leur intégrité physique demeurent élevés, comme en témoignent des cas documentés de persécutions, d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées de personnes rapatriées.
Les actions en cours laissent apparaître une politique visant à forcer le départ de l’ensemble des réfugiés burundais, faisant craindre des expulsions collectives et des retours contraints, en contradiction avec les obligations internationales de la Tanzanie en matière de protection des réfugiés
La CDH/VICAR exige l’arrêt immédiat de ces démolitions et demande que le principe du rapatriement volontaire soit scrupuleusement respecté par les autorités tanzaniennes, en collaboration avec les organisations internationales compétentes. Il est impératif que des solutions durables, humaines et conformes au droit international soient mises en œuvre afin d’assurer la sécurité, la protection et le bien-être des réfugiés burundais.
Nous appelons les défenseurs des droits humains, les organisations
internationales, les donateurs ainsi que les citoyens du monde à s’unir
pour mettre fin à ces pratiques inacceptables.
En signant cette
pétition, vous envoyez un message fort aux autorités responsables et
contribuez à la protection des droits fondamentaux des réfugiés
burundais en Tanzanie.
Ensemble, nous pouvons et devons faire la
différence afin de permettre à ces familles vulnérables de retrouver la
dignité, la sécurité et la protection, dans le respect de leurs droits
humains.
Cette pétition est portée par la Coalition pour la défense des droits humains des personnes vivant dans les camps de réfugiés (CDH/VICAR).
https://c.org/BWfFcn8QrG